Quel est ton parcours ?
Je suis originaire de Rangiroa, aux Tuamotu. Après le collège, j’ai dû partir à Tahiti, car il n’y a pas de lycée à Rangiroa. J’ai passé un baccalauréat en Sciences et Technologies de la Santé et du Social, au lycée du Taaone. J’avais candidaté via Parcoursup pour suivre une licence en Arts à Aix-en-Provence/Marseille, j’avais été admise, mais pour des raisons financières, je n’ai pas pu partir en métropole. Je suis alors retournée sur mon île, où j’ai travaillé comme agent civique à l’école maternelle, en tant qu’assistante pédagogique, puis j’ai eu un petit garçon. Ensuite, je suis partie au RSMA de Tubuai en 2025, pour une formation de dix mois en fa’a’apu, car j’adore la nature.
Pourquoi as-tu voulu intégrer le CMA ?
Depuis le collège, j’ai toujours adoré dessiner, avec un simple crayon à papier. J’aime aussi beaucoup le tatouage. Mon ancienne caporal-chef au RSMA m’a parlé du CMA, car elle connaissait un ancien élève qui l’avait fait. Je me suis renseignée, et j’ai décidé de candidater.
Comment s’est déroulé le concours ?
Je me suis préparée pour les épreuves, j’ai demandé des conseils à un ancien élève, je me suis intéressée à la culture polynésienne et notamment au marae. J’ai passé les épreuves écrites qui se sont bien passées, puis je suis passée à l’oral. J’étais très stressée, mais le jury m’a mise en confiance, et je me suis sentie à l’aise pendant l’entretien, j’ai pu parler de mes motivations.
Comment s’est déroulée la rentrée, et qu’attends-tu du CMA ?
La rentrée s’est très bien passée, même s’il y a des différences d’âge entre nous, on s’entend très bien. Les cours sont très intéressants, j’adore surtout le travail en atelier. J’apprends à manier des machines que je n’avais jamais utilisées, ce n’est pas toujours facile, il faut apprendre les bons gestes, faire attention. Je découvre aussi le travail de la nacre, comment la percer, la polir, on découvre ses différentes couches, ses couleurs. La couleur qui ressort après avoir travaillé ses couches, c’est vraiment magnifique. Il y a plein de choses à découvrir.
Qu’aimerais-tu faire après le CMA ?
J’ai choisi la section gravure, car l’outil pour graver est comme un crayon, et comme j’ai toujours adoré dessiner avec un crayon à papier, cela me plaît. À terme, j’aimerais devenir tatoueuse, ou pourquoi pas ouvrir un atelier, une boutique de bijoux gravés, à Rangiroa.
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